Chez Félicat, la voix éclate

Avezac et son café Chez Félicat c’est la promesse du reviens-y. Ce corps de bâtiments en plein cœur du village renferme un café comme on en fait plus. Je suis retourné chez Félicat pour la très suivie cantère de la Toussaint. 

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Avezac et son café Chez Félicat c’est la promesse du reviens-y. Ce corps de bâtiments en plein cœur du village renferme un café comme on n’en fait plus.
Je l’ai découvert par hasard au cours d’un repérage entre la vallée de la Neste et Lannemezan. La tente est plantée au sommet du village, sous le regard bienveillant du donjon du 13e siècle. Je redescends quelques mètres plus bas voir ce qui se trame chez Félicat.

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Côte à l’os pour les fêtes

Sur le haut mur de l’ancienne ferme, plastronne fièrement une enseigne Coca-Cola. Dans la cour on s’affaire. C’est le dernier week-end du mois d’août, le village d’Avezac s’apprête à vivre 5 jours de festivités. Chez Félicat est à l’unisson, avec en point d’orgue le samedi soir des fêtes. Ce jour-là, on passe autour de 40 côtes à l’os. Plus de 120 personnes s’attablent. « Pendant les fêtes, on me demande souvent jusqu’à quelle heure je sers, je réponds jusqu’à mardi » s’amuse Stéphane Urcelay. Félicat c’est chez lui. Ce café lui vient de son arrière grand-mère, Ida Verdier. Épicerie, vente de vin, gaz, tabac, Chez Félicat est connu dans tout le canton. Le nom vient d’une congrégation religieuse qui occupait la bâtisse avant la famille de Stéphane Urcelay. Leur nom ? Les sœurs de la félicité. Ça ne s’invente pas !

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Félicat ou le sens de la fête

Au moment où les bistrots de campagne baissent le rideau, Stéphane Urcelay et sa famille décident de maintenir Félicat. Ici le sens de la fête est matriciel. Quant à Stéphane Urcelay, il ne force pas sa nature généreuse. Il fait le pari de rénover l’ancienne étable en redistribuant l’espace. Le but est d’accueillir des évènements festifs réguliers et des repas de groupes. Environ 30 dates jalonnent l’année. La terre battue a cédé la place à une chape impeccable. Le bois se décline à travers le mobilier ancien et divers objets. À commencer par les tables centenaires. Elles ont vu ripailler sans retenue les noceurs de tous poils. La mangeoire de l’étable d’autrefois a été conservée et côtoie désormais le baby-foot dans une ambiance cocardière.

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Stéphane Urcelay

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Félicat, la voix qui porte

Parmi les temps forts qui rythment l’agenda Félicat, il y a la cantère, chaque 31 octobre (notre reportage photos en témoigne). Le mot désigne le chant plurivocal entonné par des groupes de chanteurs amateurs. Cette pratique polyphonique collective est inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel en France depuis 2009. Les cantères sont très suivies en Bigorre. Chez Félicat, elle a lieu à date fixe depuis 7 ans. Ce soir-là le café fait salle comble. Près de 200 personnes ont convergé à Avezac, parfois de loin. Les chanteurs et chanteuses de tous âges donnent de la voix sans s’arrêter de 20h à plus de 3 heures du matin. Ils alternent chants pyrénéens en français et en patois, chants d’amour et répertoire troupier. Une soirée en forme de vraie bonne surprise que je vous recommande vigoureusement.

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Chez Félicat accueille avec aise les repas de groupe à partir de 15 personnes. Stéphane Urcelay a une formule simple : « on peut tout faire ». Du plateau de tapas à l’agneau ou au cochon de lait grillés rien n’arrête ces bons vivants qui se mettent en quatre pour régaler leur petit monde.

Chez Félicat
26 Era Plaça
65 130 Avezac
Tél. 05 62 98 81 99 ou 06 71 84 98 22
chez.felicat@gmail.com