À Dax, la maison Guichemerre est une épure du style moderniste. Elle a été conçue pour regarder vers le parc du Sarrat qui lui sert d’écrin. Le tout est l’œuvre de l’architecte René Guichemerre. Avant son décés en 1988, il a légué le parc et la maison à la ville. Aujourd’hui une équipe de jardiniers passionnés bichonne cet endroit qui vous coupe du monde. Les visites commentées sont captivantes.
À l’aplomb du gave de Pau, Bellocq, l’une des plus anciennes bastides du Béarn, vit des étés radieux. La place forte des seigneurs de Moncade accueille, de juin à octobre, un festival, des scènes de théâtre et un grand rassemblement autour des plantes et de la nature. Pour le public qui découvre Bellocq, le terrain de jeu s’élargit à loisir vers le bois du Castera, sur les plages de la Garenne, dans les vignes et sur le somptueux chemin de crête de Serre-Caüte. On dit aussi que c’est à Bellocq, sur le portail de l’église, que se trouve la première…
Dans le pique-nique tout est affaire de promesse. Provisions faites, planquées dans le panier et dévoilées le temps venu. Voici une suggestion de coins où pique-niquer sur les hauteurs, dans les environs proches de Pau, avec une vraie mise à table : Aubertin, Bizanos, Sauvagnon, Chapelle de Rouse, Pardies-Piétat, Serres-Castet. Faites votre choix ou bien ne vous fiez qu’à vos envies pour étendre une nappe au bord du chemin.
La cabane des Mails est un petit bijou de refuge ouvert toute l’année. Postée à Asque dans les Baronnies, elle a été restaurée avec le plus grand soin en 2019. Ne laisser aucune trace de son passage est une évidence tant cette coquille de bois et de pierre est un cadeau.
On chausse les raquettes pour cette montée aux cabanes d’Ansabère à Lescun. C’est un peu trop bouché pour apprécier pleinement les aiguilles d’Ansabère mais enneigé, le site est en majesté.
Il se dit que Lucq de Béarn est nourri d’une magie rustique. Un sarcophage du Ve siècle retrouvé enfoui dans l’église, la haute tour de l’abbaye toujours debout, une femme sauvée in extremis du bûcher et l’étymologie « lucus », le bois sacré, servent la cause sans rechigner. Dans la corbeille Lucq de Béarn, on trouve aussi un délicieux café de village, un marché du dimanche, des coteaux constellés de maisons béarnaises, une lande préservée et des chemins pour se hisser vers les sublimes panoramas pyrénéens.
De la villa gallo-romaine de Claracq-Lalonquette, aux églises romanes en passant par le château de Mascaraàs-Haron, Le Voyage aux Pyrénées parcourt les décors emblématiques du Vic-Bilh, antique, roman et classique. Ancienne division administrative comprise entre Lembeye et Garlin qui voisine avec le Gers et les Hautes-Pyrénées, le Vic-Bilh est la planche de salut de celles et ceux qui savent prendre le temps.
À Lau-Balagnas, tout près d’Argelès-Gazost, le Gave de Pau offre ses ramifications aux baigneurs. Les saules sont partout et une vaste prairie réservée à l’atterrissage des parapentes sert de base arrière pour siester et se siffler quelques bières.
Le gave de Pau distille plusieurs coins de fraîcheur autour de la passerelle du stade d’eaux vives ou bien dans le quartier du 14 juillet. La baignade bien qu’interdite y est toujours fréquente quand ça cogne dur.
En Pyrénées béarnaises, dans le village de Saint-Goin, à 12 kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, la rivière le Joos réserve un joli coin de baignade, pile derrière le stade de rugby. Et dans le village voisin on peut, sans se tromper, mettre les pieds sous la table au restaurant Chez Germaine.
Entre Oloron et Navarrenx, le petit village d’Orin conserve une très belle plage pour mater la grosse chaleur. Un très bel endroit qu’il convient de laisser propre après son passage. Bien qu’alangui, le gave d’Oloron requiert comme toujours de rester vigilent, en particulier en présence d’enfants.
Méritein, Bugnein, Viellenave, Bastanès, Audaux, Castetnau-Camblong, Araujuzon… les villages de l’Arribère qui s’étirent aux environs de Navarrenx s’adressent directement aux épicuriens. La géographie est bien faite. Le gave d’Oloron se laisse approcher plus souvent qu’on ne l’imagine et tout autour les coteaux ouvrent des sentinelles pour s’allonger sous un chêne en regardant la ligne des Pyrénées. Dans les bourgs, les belles fermes béarnaises sont reconnaissantes à l’agriculture féconde.