Depuis la terrasse de Sauveterre-de-Béarn, l’horizon pyrénéen et le gave en contrebas se disputent l’attention du spectateur. Avec sa géographie, Sauveterre a tout pour garnir l’été des épicuriens qui savent prendre leur temps. En effet, le bienfaiteur gave d’Oloron attire aussi à lui une nouvelle vague d’habitants. Une jeunesse inspirée qui voit dans cette rivière la meilleure hypothèse d’avenir. Après tout Sauveterre, ancienne sauveté, portait dès le Moyen-Âge la promesse d’immunité. Et si c’était pour maintenant ?
Pour attraper Sauveterre-de-Béarn d’un seul coup d’œil, il suffit de se rendre sur la terrasse entre la mairie et l’église, et de se poster au bord du glacis. À droite, la trilogie sauveterrienne, l’église Saint-André, la tour Monréal et le Pont de la Légende. En contrebas, la quatrième pièce du jeu, le gave d’Oloron. La rivière a pratiqué à cet endroit une incision baptisée l’île de la Glère. Ne pas se fier au nom (le glè désigne un taillis sur les bords du gave), l’île de quatre hectares est un petit bijou, parfait pour prendre le frais quand ça cogne.
Une promenade fait le tour de la petite île à la nature préservée et classée Espace Naturel Sensible. Quelques serviettes sont posées sur les berges. Les locaux sont très attachés à la quiétude des lieux et on les comprend. Pour s’offrir ces instants souverains sur l’île de la Glère, il suffit d’emprunter la passerelle qui enjambe le gave à côté du Pont de la Légende.
















