On chausse les raquettes pour cette montée aux cabanes d’Ansabère à Lescun. C’est un peu trop bouché pour apprécier pleinement les aiguilles d’Ansabère mais enneigé, le site est en majesté.
Il se dit que Lucq de Béarn est nourri d’une magie rustique. Un sarcophage du Ve siècle retrouvé enfoui dans l’église, la haute tour de l’abbaye toujours debout, une femme sauvée in extremis du bûcher et l’étymologie « lucus », le bois sacré, servent la cause sans rechigner. Dans la corbeille Lucq de Béarn, on trouve aussi un délicieux café de village, un marché du dimanche, des coteaux constellés de maisons béarnaises, une lande préservée et des chemins pour se hisser vers les sublimes panoramas pyrénéens.
De la villa gallo-romaine de Claracq-Lalonquette, aux églises romanes en passant par le château de Mascaraàs-Haron, Le Voyage aux Pyrénées parcourt les décors emblématiques du Vic-Bilh, antique, roman et classique. Ancienne division administrative comprise entre Lembeye et Garlin qui voisine avec le Gers et les Hautes-Pyrénées, le Vic-Bilh est la planche de salut de celles et ceux qui savent prendre le temps.
Le gave de Pau distille plusieurs coins de fraîcheur autour de la passerelle du stade d’eaux vives ou bien dans le quartier du 14 juillet. La baignade bien qu’interdite y est toujours fréquente quand ça cogne dur.
En Pyrénées béarnaises, dans le village de Saint-Goin, à 12 kilomètres d’Oloron-Sainte-Marie, la rivière le Joos réserve un joli coin de baignade, pile derrière le stade de rugby. Et dans le village voisin on peut, sans se tromper, mettre les pieds sous la table au restaurant Chez Germaine.
Entre Oloron et Navarrenx, le petit village d’Orin conserve une très belle plage pour mater la grosse chaleur. Un très bel endroit qu’il convient de laisser propre après son passage. Bien qu’alangui, le gave d’Oloron requiert comme toujours de rester vigilent, en particulier en présence d’enfants.
Méritein, Bugnein, Viellenave, Bastanès, Audaux, Castetnau-Camblong, Araujuzon… les villages de l’Arribère qui s’étirent aux environs de Navarrenx s’adressent directement aux épicuriens. La géographie est bien faite. Le gave d’Oloron se laisse approcher plus souvent qu’on ne l’imagine et tout autour les coteaux ouvrent des sentinelles pour s’allonger sous un chêne en regardant la ligne des Pyrénées. Dans les bourgs, les belles fermes béarnaises sont reconnaissantes à l’agriculture féconde.
Sa pierre et ses grottes préhistoriques auraient pu figer Arudy pour de bon. C’est tout l’inverse pour la cité ossaloise frappée d’une belle dynamique. Des commerces en vie, des projets qui grandissent, des tables qui accrochent habitants et visiteurs, et un village qui réserve un parfum de possible aux nouveaux venus, c’est cela Arudy. Allons flâner dans le bas Ossau.